Pour votre information, notre sondage mis en place à notre bureau annexe a donné les résultats suivants :
22 % des lecteurs ont trouvé notre journal « une pure merveille »
22 % d’entre eux ont trouvé notre journal agréable à lire et
11 % l’ont trouvé moyennement bien.
33 % de nos lecteurs se sont manifestés et lui ont attribué une note comprise entre 5 et 10/10.
Merci à tous d’avoir pris le temps de nous faire part de votre opinion, votre avis nous intéresse fortement.
L’équipe du ‘rebel de Gien »
Les potins : Toujours plus hauts, toujours plus gros, toujours plus forts !
Les enfants à la mairie :
Etant donné que les adultes se détachent de la politique actuelle, ce sont les enfants qui prennent le pouvoir, parfois malgré eux.
Molly_Folie à la mairie :
La petite brune a annoncé, il y a de ça quelques jours qu’elle souhaitait se présenter aux prochaines municipales Giennoises. Et ce malgré qu’elle n’ai jamais réellement fait partie du conseil car elle y avait été expulsée du fait de ses pratiques de brigandages dans le duché. Certains Eebels restent sceptique vis à vis de sa nomination, ne voyant là qu’une tactique afin de mettre la main sur les caisses de la mairie. D’autres au contraire la supportent, enthousiaste à l’idée d’un regain de fraicheur et de nouveauté. Pourtant, une semaine à peine après sa déclaration, Molly revient sur sa décision, et nous informe qu’elle ne pourrait malheureusement pas participer. A la suivante donc…
Une petiote se présente :
Arrivée tout fraichement, haute comme trois pommes, la dizaine passée, et toutes ses dents semble-t-il, Ava a été victime d’une escroquerie. En effet, c’est remontée qu’elle est allée se plaindre dans le bureau de notre maire pour demander compensation. D’après ses dires, elle cherchait un emploi à la maréchaussée quand un homme qu’elle pensait travailler là bas, lui a réclamé cinquante écus, profitant de sa naïveté pour s’emplir un peu plus les poches. Ce n’est que le soir qu’elle réalisa s’être fait duper, lorsqu’elle aperçu son nom dans la liste des candidats aux élections municipales. Malheureusement, elle ne put récupérer la somme dérobée mais elle pourra toujours se vanter d’avoir été la plus jeune des candidates à se présenter à la mairie Giennoise.
Heureux évènements :
C’est une vague de joie qui déferle et inonde Gien ces derniers temps. En effet, naissances, baptèmes et mariage ont été de la partie.
Naissances :
La troisième grossesse de Chantyl est enfin arrivée à terme, ponctuée d’une légère appréhension. Encore des jumeaux ? Non, Edem, le troisième rejeton Simson après Liam et Molly, a montré le bout de son nez après une attente de neuf longs mois. Le nouveau membre de la famille vu le jour dans la taverne de ses parents, le « Pas vu, pas pris ! ». Cédant un tantinet sous la panique, Bart’ fut épaulé par une voyageuse qui se trouvait là par hasard, ainsi que Gigi et Xalta. Suite à un éternel moment de douleurs, Chantyl put souffler et profiter du merveilleux instants de la naissance. Pleins de bonheurs à eux !
Nourrisson également du coté du couple Nina et Floh. Les deux tourtereaux revenaient tout juste de leur voyage, lorsqu’elle ressentie les premières contractions. Gigi s’est donc chargée de les accompagner au dispensaire, afin de prévenir la médicastre, Hécat de leurs venues. Le travail étant déjà bien entamé, le petit garçon ne mit pas bien longtemps à venir au monde sous les yeux ébahis de Liloute et Fruity qui étant venu soutenir leurs amis dans cette étape.
Baptêmes :
La communauté d’Aristote accueille ce mois-ci trois nouvelles Giennoises. Le premier baptême célébré fut celui d’Aelysse, qui avait lancé la procédure des mois auparavant sans trouver la foi de se présenter à sa pastorale.
Le deuxième est celui de notre revenante Eriss, qui de par sa disparition soudaine il y a quelques années, avait été considérée comme défunte par l’Église. Pour ce second baptême, la brune désigna son amie, Aelysse comme étant sa marraine, ce qu’elle accepta bien évidement.
Le troisième et dernier bol d’eau versé par Dariush en juillet fut sur la bouille de la petite Molly. Elle s’était présenté contre toute attente auprès de lui et avait studieusement répondu à ses questions afin d’être éligible à la mairie.
Mariage :
Les beaux jours reviennent, rien de mieux pour célébrer l’union de deux cœurs battant à l’unisson. Servalien et Mathahari se sont dit « oui » le 18 juillet dernier se jurant présence dans le meilleur comme dans le pire. Présidé par notre père Dariush, le mariage se tenu dans l’église de la Sainte Jeanne d’Arc devant de nombreux amis qui avait fait le déplacement. Ces derniers avaient revêtus leurs plus beaux habits pour l’occasion, mais plusieurs noms manquaient à l’appel dont Gigi, Gio, Comteseelisa et Diablotine. Les femmes, connues pour être d’habituelles retardaires n’ont pas failli à la réputation. Elles avaient certainement oublié que le soleil lui exécutait sa course vers son zénith, alors qu’elles se préparaient dans la salle d’eau. Cependant, la contre-temps fut rapidement combler et l’élévation du magnifique sacrement du mariage fut feter comme il se doit. L’équipe du Rebel Giennois vous présente leurs féliciations et vous souhaitent de finir heureux et d’avoir pleins de bébés !
Un peu moins gai :
Divorce d’Hecat de Rosemont et de Jean de Provence :
Triste histoire que voilà, après une belle année d’amour mais aussi d’absences à répétition, le couple Hecat / Jean aurait lancé la procédure afin de dissoudre le mariage qui les unissait. A l’origine de ce bouleversement ? La tromperie de notre maire, qui se sentant délaissée, à préférer se consoler dans les bras de Bel.Garath, fraichement revenu de croisades. Ce fut certainement le coup de foudre entre les deux amis qui ne s’était pas revu depuis de nombreux mois, car ils filent désormais le parfait amour. Désolée, Hecat l’annonça à son mari qui entra dans une rage folle. A coté de ça, les petites fesses entre deux chaises, leur fils Maxence, né en février dernier sera sûrement déchiré entre ses deux parents.
Les sauterelles envahissent nos champs :
Une, deux, trois, dix, vingt, cent… Vous les avez certainement repéré vous aussi, au creux d’une feuille, au sommet d’un épis de blé ou encore dans vos chausses. Elles sautillent dans tout les sens à vous en donner des hauts le cœur, ce sont les sauterelles. L’une des sept plaies d’Égypte, elles ont posées leurs longues pattes vertes sur nos cultures où elles entament leur festin. Le fléau s’abat fatalement sur nos terre, présageant la pénurie qui s’installe progressivement. Leurs chants macabres bercent nos journées de labeur qui seront certainement vaine, car le sol qu’elles ont foulé, sera vierge à leur départ. Nous appelons donc à la vigilance et la protection de nos denrées pour ne connaitre la famine.
Animations :
La course en barque, ce sont les femmes qui dirigent :
La première animation lancée ce mois-ci sur la Loire par la formidable conseillère que je suis, a eu un réel succès. En effet, hommes et femmes ont remonté leurs manches dans le but d’obtenir gloire et prouver leurs forces. Dans leurs galères les concurrents ont ramé comme ils le pouvaient, parfois secourus par un banc de poissons, parfois bloqués par les branchages parsemant le fleuve. Après un début laborieux, notre rouquine régionale a devancé au fur et à mesure chaque participants, lui permettant d’accéder donc une victoire méritée. Un Montargeois au contraire a, à mi parcours sombré dans les eaux troubles, le forçant à abandonner la course. D’autres, ont pour excuser leurs lamentables échecs, dénoncé le matériel mis à leurs dispositions. L’activité s’est clos dans la bonne humeur et dans l’eau, puisque la sois-disante fautive à la distribution des barques, a reçu un bain comme présent, ainsi que notre Dame de Tronchay et son ami Belgarion qui étaient retombés en enfance.
Après une longue absence :
Ces derniers temps, nous avons put les recroiser en taverne, pour le bonheur, ou le malheur de tous.
Tremblez Clevenot est de retour !
La blonde s’était fait oublier à Gien depuis des mois, mais la revoilà. Souvenez-vous de cette femme franche et culottée qui avait jadis fait parler d’elle de part le nombre effroyable de ses conquêtes. C’est qu’elle rendrait presque Fruity jaloux ? Pourtant, son statut de croqueuse d’hommes est désormais remit en cause par certains mâles de la « Rebelle ». En effet, selon leurs dires et les rumeurs qui circulent à son sujet, ses longs cheveux d’or, ses courbes généreuses et son petit nez en trompette ne seraient qu’illusions. Ceci dit, les ragots ne l’empêche pas de rester fidèle à elle-même, mesquine et farouche. Clev’ n’a pas sa langue dans sa poche (mais certainement dans la bouche d’un Giennois.) et passe son temps libre à titiller l’humeur des quindés qui voient son retour d’un mauvais oeil. Grande rivale d’Hecat et de Fruity, leurs vives inimitiés se seraient intensifiés avec la parution de son journal, le Giennois Mensonge et de mystérieuses banderoles. Les choses autait été mis à plat entre les trois antagonistes afin que les tensions cessent. Une pause entre les violentes querelles qui déchirent Gien en deux depuis un mois. Combien de temps cela durera ?
Lexhor d’Amahir dans nos murs :
Une tasse emplie d’une tisane encore chaude est emprisonnée dans les doigts de l’ainé, seul le plus petit reste en l’air. Vision insoutenable qui après une minute d’horreur se révèlera erronée, à notre grand soulagement. C’est que nous avons failli y croire ! Vieux parmi les anciens, pilier de bar chevronné, vétéran dans l’humour à la noix. Lexhor nous a fait le plaisir de descendre de la capitale Orléanaise, d’où il domicile maintenant depuis un bout de temps, pour s’affairer à la construction d’un bateau. Il n’est pas venu seul, mais accompagné de sa nouvelle femme, Naluria avec qui il s’est marié l’hiver passé, (sans convier la formidable amie que j’étais. Oui oui je suis toujours vexée !). Ex-époux d’Eriss, notre conseillère à l’animation, avec qui il avait conçu le fruit de leur amour, Gabriel, actuellement âgé d’une dizaine d’années. Sérieux coup de vieux pour les parents se remémorant comme si il s’agissait d’hier de la naissance de leur rejeton. Les retrouvailles furent joyeuses et arrosées, malgré que la déception de son départ teinte les coeurs des villageois. Profitons de sa présence pendant il est encore temps !
Aelyss
Petite chronique politique
Ah! mais que se passe t-il dans la tête des gens? Oui, la doyenne de Gien a bien raison de s’inquiéter! Elle est partie de Gien pour aller suivre de près un procès bien particulier…
Mais avant cela, parlons des derniers évènements politiques:
Nos villages manquent sérieusement de candidats aux postes de maire et c’est tout juste 4 ou 5 jours avant que nous voyons des candidatures, souvent de maires déjà en place pour ne pas laisser vacant ce poste stratégique. Pourtant les rétracteurs, les critiqueurs sont nombreux. Il y a même des candidats sans programme. C’est nouveau! Il faut se dire maintenant que les villageois n’ont pas à connaître les projets du candidat, que cela sera la surprise et que tout bonnement, il est là et il faut s’en contenter sinon il n’y aurait personne?
Que que se passe t-il dans la tête des gens?
Venons en maintenant aux élections ducales: que se passe t-il là encore? Que de démissions! Des difficultés pour travailler semble t-il? Mais que pensent les orléanais en se proposant sur les listes? Qu’ils seront copain copain avec les autres et que tous les soirs, c’est la fiesta? Qu’ils vont pouvoir raconter partout qu’ils ont été conseiller ducal sans avoir jamais rien fait, ni participé à aucun sujet de discussion? Qu’ils vont pouvoir partir 2 semaines en retraite sans qu’on leur dise quoi que ce soit? Heureusement que l’équipe a des ressources avec les anciens qui assurent car les nouveaux (et certains moins nouveaux) difficile de compter sur eux. Après on va venir dire que c’est toujours les mêmes à la CDE… mais c’est que les nouveaux ne tiennent pas le coup ou ne veulent plus remonter sur la liste en cas de démission!
Maintenant pour cette affaire: un procès pour une paire de gifles d’une dame envers un messire un peu trop inconvenant. La justice va t-elle prendre en compte cette demande insolite? Les dames n’ont plus le droit de se défendre! La goujaterie serait elle permise? Les hommes seraient ils devenus des poltrons pour régler ce genre de problème avec les dames sans passer avec le tribunal?
Qu’en sera t-il alors contre une offense grave? Un duel à mort?
Notre bonne vieille pense qu’il y a embrouille avec la dame pour lui porter préjudice. On sait qu’elle n’est pas appréciée par tous. Mais que se passe t-il dans la tête des gens s’il faut en venir à des procès de ce type pour nuire aux carrières politiques des personnes qui gênent?
Suivons donc ce procès et, mes dames, faites attention dorénavant, de ne pas vous retrouver au tribunal pour avoir giflé un homme qui vous manquera de respect.
Cissi
Une petite page de notre histoire:
On raconte que Jacques de Molay, 23e et dernier grand maitre de l’Ordre du Temple, aurait jeté une malédiction, durant sa terrible agonie dans les flammes, à l’endroit du Roi Philippe le Bel et de sa descendance.
Jacques de Molay ne réussit pas à sortir vainqueur de la procédure inquisitoriale lancée contre le Temple. Il mourut en mars 1314 sur un bûcher dressé sur l’Ile de la Cité à Paris . L’exécution fut mise en œuvre par le roi de France Philippe le Bel, après que l’église eut remis Jacques de Molay au bras séculier car il était revenu sur ses aveux, ce qui faisait de lui un relaps.
Croire ou pas, a vous de voir… :
Philippe IV le Bel : meurt à 46 ans le 29/11/1314 dans d’atroces souffrances à Fontainebleau, disant que les diables le tiraient par les pieds, ceci 8 mois et 20 jours après le bûcher, c’est-à-dire dans l’année même désignée par Jacques de Molay à comparaître devant le Tribunal de Dieu, en compagnie du Pape Clément V lequel attendait Philippe depuis le 20/04/1314, un mois donc après le fatal bûcher.
Première Génération :
Louis X le Hutin : (querelleur) meurt à 27 ans d’un refroidissement, se lavant à l’eau glacée après une partie de jeu de Paume endiablée. Ceci sans doute afin d’oublier qu’il avait fait étrangler son épouse et Reine Marguerite de Bourgogne suite aux affaires de la Tour de Nesle…
Jean 1er le Posthume : meurt à 5 jours, sans doute empoisonné lors de son baptême par Mahaut d’Artois.
Philippe V le Long : meurt à 28 ans de dysenterie à cause d’une eau empoisonnée peut être par des proches de lépreux. Ses 2 fils sont quant à eux mort en bas-âge.
Charles IV le Bel : meurt à 33 ans de tuberculose, sa seconde femme, Marie de Luxembourg disparait avec un enfant mâle (elle était enceinte) lors d’un accident de char en rentrant au château royal. Avec lui s’éteint la race des Capétiens directs.
Philippe VI de Valois : meurt à 57 ans d’un mal inconnu. Ce sera le début de la guerre de 100 ans, et de la Grande Peste Noire.
Deuxième Génération :
Jean II le Bon : meurt à 45 ans, prisonnier des Anglais, ceci après le désastre de Poitiers.
Troisième Génération :
Charles V le Sage : meurt à 42 ans de faiblesse, il charge Du Guesclin de porter son armure en son nom ; il se fera d’ailleurs enterrer à ses côtés à Saint Denis par reconnaissance.
Quatrième Génération :
Charles VI le Fol : meurt à 54 ans dans un état de folie dans les bras compatissants de sa « Petite Reine » Odette de Champdivers, appelée auprès du pauvre Fol par la très néfaste Isabeau de Bavière, la véritable Reine de France.
Où en est la cinquième génération? Devons nous craindre pour notre bon Roy Levan?
Cissi
Une histoire de sorcière :
L’histoire se déroule à Sochaux, un petit groupe de maisons au bord de la plaine de l’Allan creusée de sablières. Des cabanes de pêcheurs étaient construites sur des monticules de terre et parmi celles-ci la cabane de la vieille « Genache ».
Elle vivait principalement de la pêche aux grenouilles, surtout au printemps. Elle en prenait de grandes quantités qu’elle allait vendre au marché. Les méchantes langues disaient que ce pouvaient aussi bien être des cuisses de crapauds car elle vendait aussi des crapauds vivants aux gens qui voulaient se débarrasser des limaces de leur jardin. Les pêcheurs jaloux disaient qu’elle les caressait car le crapaud passait pour la bête du démon.
Il faut dire qu’elle était aidée par un « fouletot » (farfadet) qu’elle avait découvert à la mort de son mari alors qu’elle se lamentait sur le sort de misère qui l’attendait.
Comme son mari était pêcheur et qu’elle l’aidait parfois, elle décida de continuer dans ce métier. Et chaque matin, le fouletot était là qui poussait les poissons dans son filet.
Pour la pêche aux grenouilles, ils y allaient la nuit. Les yeux du fouletot étaient si brillants que les grenouilles, attirées par la lueur, sautaient dans le panier de la vieille. En toute saison elle avait donc de quoi vendre au marché.
On chuchota qu’elle était une genache : une sorcière, et un pêcheur qui la côtoyait au marché fit courir le bruit que ses poissons étaient empoisonnés à la bave de crapaud. On la convoqua devant le seigneur mais les habitants de Sochaux vinrent la soutenir : le fouletot avait secrètement agi en ce sens.
Mais le pêcheur, jaloux, continua sa calomnie, alors le fouletot décida d ‘agir pour le calmer. Il alla remplir à ras bord le filet du méchant qui se trouva accusé à son tour de sorcellerie.
Il fut obligé d’avouer que c’était lui qui avait été le principal accusateur de la vieille dame. Sa punition fut simple : il redevint le pêcheur malheureux d’autrefois car le fouletot avait délaissé ses filets…
Cissi
Aimer ? A quoi cela sert-il ?
Marchant sur les chemins, offrant sa force au plus riche, depuis plus de dix ans mercenaire, Prosper était là, les yeux mi-clos. Ces derniers pouvaient laisser apparaître des pupilles d’un gris froid, aussi froid que la lame de son poignard glissée sous la gorge d’un jeune homme maculé de sang. L’homme au couteau laissa retomber le corps inerte de sa victime et se retourna. Face à lui un vieillard qui devait être un prêtre était là, les mains sur son visage pleurant les cinq morts autour de lui. En effet, les deux hommes se trouvaient dans une chapelle construite il y a fort longtemps si l’on s’en rapporte à sa vétusté. Au milieu de ce lieu sacré cinq corps accouplé à cinq marre pourpre faisaient figure de décoration macabre. Le prêtre était donc le seul rescapé. Il pleurait. Il pleurait ses compagnons, mais aussi sa mort qui viendra le cueillir très prochainement. Le mercenaire le regarda d’un air troublé il lui demanda brusquement :
- Pourquoi ces larmes vieillard. as-tu peur de rencontrer celui qui te fait esclave ?
Le prêtre releva la tête et le regarda piteusement.
- Alors quoi ? Ne veux tu points répondre et profiter du répit que je t’offre ?
Alors le vieil homme répondit :
- Esclave ? Mais je ne suis esclave de personne… Je pleure mes compagnons, compagnons auxquels vous avez pris leur seul richesse, la vie.
- Tu déraisonnes, jamais une personne censée ne pleurerait pour ces raisons !
- N’aimes-tu donc personne…
- Aimer ? A quoi cela peut-il bien servir ?
Alors le prêtre se redressant lui expliqua une multitude de raisons théologiques puis il s’arrêta regardant son auditeur.
- Vieux, je n’ai rien compris… ton discours t’a perdu.
Au même moment l’homme d’église ressenti une douce chaleur l’enveloppant dans un repos éternel.
Quelques années plus tard arrivant devant une maison notre assassin vit une petite fille courir vers lui pour le supplier de ne pas faire de mal à sa pauvre mère qui était veuve.
- Si tu m’expliques à quoi sert l’amour alors peut-être vous épargnerais-je.
La fillette trouva cette question inhabituel mais en souriant elle prit une pierre et couru vers un lac non loin entraînant avec elle le malotru. Arrivé au lac, la gamine jeta sa pierre à l’eau.
Prosper regarda la multitude d’ondulation créée par ce jet et sourit à l’enfant.
La légende veut qu’il se soit marié avec la veuve et qu’il devint le meilleur des maraîchers, mais ce n’est qu’une légende…
Dardalion
Les jeux des enfants
Petits moments de détente, nos enfants aiment jouer, et vous chers parents, vous prenez plaisir à les entendre rire, courir, crier, participer.
Enfant noble, ou enfant paysan, ce qu’il y a de bien, c’est que quelquesoit le rang, tous jouent et partagent les mêmes jeux.
Mais à quoi peuvent-ils bien jouer?
Et bien tout simplement comme vous, lorsque vous aviez leur âge, ils font des cabanes dans les bois, jouent à la guerre, sculptent des personnages en bois, ou s’adonnent à toutes sortes de jeux gymniques, tels que saute-mouton, la brouette (voir la brouette à roue, plus compliquée), l’équilibre au tonneau, sans oublier la balançoire, colin-maillard, cache-cache et le court-bâton.
Rappelez-vous aussi, sans en avoir honte…… certains jeux scatologiques, comme les fameux «allumer les pets » : tenant une bougie à la main en direction du postérieur d’un de vos petits camarades ou encore jouant à « pète-en-gueule » en désignant vainqueur celui qui aura pété le plus fort au dessus du nez d’un malheureux désigné.
Rires assurés, ne les grondez point si vous les surprenez, ils ne font rien de bien méchant!
Le fameux » Pisser à distance » est toujours d’actualité ! Oui oui, j’en ai aperçu quelques uns qui le pratiquent encore, bon certes……. plus compliqué pour les petites filles.
S’ils sont un peu à court d’idées, ou simplement si vous voulez leur faire plaisir, partez donc faire une petite ballade en forêt. Rien de tel qu’une sortie en famille, et ramassez avec eux, noix, marrons, noisettes, glands, ce qui leur permettra de jouer aux billes.
Vous pouvez également leur confectionner des balles en chiffon remplies de petits cailloux ou de sable, et leur apprendre aussi à jongler.
Laissez les jouer, et ne perdez jamais de vue que l’amusement est indispensable au bien-être de votre enfant, rien de pire que de voir un enfant qui s’ennuie!
Sur ce, je vous dis Bon Amusement.
Gigi
Les épices dans la cuisine
Les « Maistre queux » ont l’art de maîtriser les épices. Ils en mettent partout : mets salés ou sucrés, boissons… tous en contiennent. Le plus souvent elles sont ajoutées en fin de cuisson, après avoir été réduites en poudre placée dans un nouet (sachet de tissu) que l’on retire du plat avant de servir. Et sacrebleu… ! Ne faites jamais bouillir les épices, vous gâcheriez leur arôme. Elles ne sont pas éternelles et leur goût diminue avec le temps. Il faut les conserver dans un endroit sec, à l’abri de la lumière et dans des boîtes bien fermées.
Les cuisiniers ont une véritable connaissance de l’utilisation des épices, de leur dosage et de leur association. Dans leurs recettes, ils mettent en pratique les conseils diététiques et les théories médicales sur la santé.
Chaque épice a une saveur particulière et des propriétés caractéristiques.
Le safran : C’est une variété particulière de crocus. Il faut 300 000 pistils de la fleur pour obtenir 500g de safran. Son prix est 12 fois celui du gingembre. Il est employé presque dans toutes les recettes, surtout parce qu’il colore en jaune les plats. Il a un goût âcre, amer et piquant, mais une bonne infusion de safran est recommandée avant et après les festins.
La mythologie raconte que le dieu Hermès jouant au disque avec son ami Crocos le blessa mortellement au front. Son sang se répandit sur le sol et donna naissance à la fleur du Crocus Sativus.
Les poivres : Le poivre long (Piper Longum) domine la cuisine jusqu’au XIIe siècle puis il est remplacé peu à peu par le poivre rond (Piper Nigrum). Le poivre sert de monnaie d’échange : il vaut l’or de l’époque. Il est utilisé en assemblage avec le sel. Les poivres sont inodores, leurs goûts sont plus ou moins piquants et brûlants.
Le poivre de Guinée appelé maniguette ou graine de paradis remplace les vrais poivres qui sont hors de prix ou lors de pénurie.
Le gingembre : Ses racines s’utilisent fraîches, séchées, moulues, en poudre ou marinées. Elles s’associent bien avec la cannelle. D’un goût piquant, citronné et fruité, elles parfument à merveille les mets et les boissons. Tous les festins se terminent par du gingembre roulé dans du miel.
Le clou de girofle : C’est le bouton floral du giroflier. Une poignée vaut le prix d’un mouton et d’un demi bœuf ! Il est incontournable dans les boissons alcoolisées … Son goût est très fort et brûle légèrement. Il sent très fort. On pique une orange de clous de girofle puis on fixe à sa ceinture cette « pomme d »ambre » pour combattre les mauvaises odeurs et les épidémies de peste.
La cardamome : Ses cosses renferment des graines que l’on réduit en poudre. C’est une des 3 épices les plus chères. Elle s’associe aussi bien au salé qu’au sucré : elle a un arôme délicat sucré et piquant. Elle laisse un arrière-goût qui ressemble au citron, à la bergamote.
La cannelle : C’est l’écorce séchée, en morceaux ou moulue qu’on utilise en faible quantité. Son arôme est puissant. C’est Marco Polo (1254 – 1324) qui la découvre et la ramène à Venise après 24 ans de voyage sur la Route de la Soie vers la Chine.
La muscade et le macis : La noix de muscade n’est pas le fruit du muscadier mais le noyau de son fruit. La pulpe du fruit et son enveloppe forment le macis dont la saveur est plus douce que celle de la noix : c’est l’épice reine aux yeux du cuisinier Taillevent. Attention la noix de muscade est classée comme toxique : une noix ingérée entièrement provoque des évanouissements qui peuvent être fatals.
En cuisine, le dosage des épices dépend principalement du goût, de l’expérience du cuisinier. Certaines épices s’associent à merveille : cannelle et gingembre, cannelle et muscade, cannelle et cardamome, coriandre et muscade, maniguette et macis, sauge et gingembre. Certaines épices peuvent se substituer à d’autres : galanga ou gingembre, macis ou muscade, poivre noir ou maniguette. Quant à la saveur du safran (du vrai !) elle se suffit bien souvent à elle-même.
Cissi
Le savoir faire du Chef :
Aujourd’hui cours de cuisine Et comme le Chef pense à certains, on va faire simple.
L’omelette:
Préparation: une poêle, un bol ou une jatte… un récipient quoi ! (mais pas troué) un feu de bois ou de charbon (charbon de bois ma foi ça le fera).
Ingrédients :
La masse graisseuse,,, à ce sujet, le Chef n’a point de conseil à vous donner, c’est selon le goût de chacun.
Beurre, margarine, huile d’olive ou de tournesol, de maïs, la seule à éviter c’est l’huile de vidange ça le fait pas ça ! Enfin moi ce que j’en dis hein ?
Minimum deux œufs car un seul il deviendra coq et un Chef sans sa toque n’est pas un Chef alors au max deux.
Le choix des œufs car là aussi il faut choisir et oui, c’est plus long à préparer qu’à faire, quoique l’on en dise. (Note gratuite du Chef).
On peut éventuellement si vous avez beaucoup de temps et pas trop faim se mettre à la recherche d’œufs de cailles, c’est assez long, il en faut quand même pas mal et quand vous avez réussi à en avoir assez, les premiers récoltés sont pourris et l’hiver approchant, vous serez cigale même si vous avez engrangé comme Dame fourmi beaucoup d’œufs (en un mot bonjour la fringale le jour des frimas).
L’œuf de canard (franchement le Chef a de l’humour là !)
Je détends l’atmosphère à la vérité.
L’œuf d’autruche a un léger inconvénient il faut une immense poêle, une famille nombreuse et un outillage conséquent disons jusqu’à la tronçonneuse et au prix de l’essence moins je préfère acheter des bougies c’est plus romantique (enfin vous voyez chers lecteurs).
Donc des œufs de poules c’est parfait (conseil du Chef)
Le savoir faire du Chef :Vous prenez les deux œufs (minimum), mettez les dans le bol, mélangez avec fermeté (deux œufs acheté à la ferme c’est mieux qu’au supermarché Giennois) car la fraicheur compte. Touillez le tout et laisser reposer…Mais point de répit, verser la masse graisseuse dans la poêle et faites chauffer (si pim pom vous entendez il y a le risque que distraitement vous ayez laissé brûler le tout et que la maison est en flammes). Versez le contenu du bol dans la poêle et laissez cuire.
Voila pour une soirée en tête à tête avec vous même ou entre amis.
Bon appétit.
Mais si vous avez mal au ventre c’est parce que je ne vous ai pas dit de casser les œufs et de séparer ceux-ci et que vous avez mangé les coquilles brouillées dans l’omelette…
Juda le Chef !
Quelques proverbes
* Plus a le diable, plus veut avoir
* La robe ne fait pas le moine
* Ce que Saint Martin ne mange, son âne le mange
* Du bâton qu’on tient souvent on est battu
* Ne te fie pas à l’eau qui dort
* Celui qui est échaudé, craint l’eau chaude
* Après le râteau, la fourche est inutile
* Mauvaise herbe croit plutôt que bonne
* Qui petit sème, petit recueille
* Après grande joie vient grande colère, après Noël vente bise
* Après la pluie, le beau temps
* Qui âne désire, âne devient
* On ne peut faire un épervier d’un busard
* De méchant oeuf, méchant oiseau
* Bien travaille qui élève bien son enfant
* Femme trompe souvent
Proverbes du mois d’Août
Temps trop beau en août,
Annonce hiver rigoureux.
Quand il pleut en août,
Il pleut miel et bon moût.
Jamais d’août la sécheresse
N’amènera la richesse.
S’il tonne en août,
Grande prospérité partout,
Mais des maladies beaucoup.
Ce que le mois d’août ne mûrira pas,
Ce n’est pas septembre qui le fera.
Août pluvieux,
Cellier vineux.
Tel les trois premiers jours d’août,
Tel est le temps de l’automne.
Citation d’Aristote
« Le désir est l’appétit de l’agréable. »